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Et serrer dans mes bras le bonheur - 9

Le 25 mai 2018, 16:05 dans Livres 4

Bonjour à tous,

Nouvel extrait de mon 4ème roman :

 

(...)

Je jette un rapide coup d’œil vers Bénédicte. Elle a suivi cet échange avec un étonnement non dissimulé et je sens une légère désapprobation dans son regard. Elle trouve ma conduite envers son père impolie. Je rougis violemment et me félicite une nouvelle fois que la pénombre dissimule mes émotions.

     Chargée de mes deux sacs, je suis nos hôtes, intimant à Justin de se tenir tranquille. Saisi d’excitation par les changements et ce lieu qui lui est inconnu, il commence à vouloir courir partout, tout en lançant des sons stridents. Je dois l’empêcher de s’enfoncer plus avant dans son monde des ténèbres, avant de ne plus pouvoir communiquer avec lui.

     Je dois, bien entendu, réitérer mes rappels à l’ordre plusieurs fois avant qu’il ne daigne enfin m’écouter. Malgré mon chargement, je saisis sa main dans la mienne et la tiens fermement. Je lui explique doucement que nous allons dormir dans cette grande maison qui appartient au papa de Bénédicte.

 

 

 A la mention de ce prénom, Justin réagit aussitôt. Il parvient à lâcher ma main et court vers la jeune femme qui grimpe déjà les marches, Pauline à ses côtés.

     A mon grand étonnement, je vois Justin glisser sa petite main dans celle de Bénédicte. Elle abaisse ses yeux gris sur lui et lui sourit le plus naturellement du monde. Ma surprise va grandissant quand Justin lui rend son sourire.

     Depuis sa plus tendre enfance, mon fils aborde les inconnus avec une grande méfiance. Il lui faut généralement un temps d’adaptation avec ceux qu’il connaît déjà suffisamment bien, aussi les étrangers doivent-ils l’approcher en douceur sous peine de le voir s’enfermer dans sa bulle.

 

     Je ne sais pas par quel miracle, Bénédicte l’a conquis d’emblée. Cela me semble incroyable. Cette fille possède un don extraordinaire.

     Je sens le regard de François Develay se poser sur moi, non sans déplaisir à mon plus grand effarement, tandis qu’il s’efface pour me laisser passer. Je l’ignore délibérément et ne peux voir la lueur intriguée au fond de ses yeux. Relevant le menton, je le précède, sans pouvoir constater que cette lueur se transforme en un amusement moqueur à mon égard.

 

 

Bénédicte a conquis mes enfants et je dois bien avouer que je suis moi-même complètement sous le charme de la jeune femme. S’il n’y avait pas son horrible père, j’apprécierais ce contretemps occasionné par la panne de ma voiture et j’aurais passé une délicieuse soirée, à n’en pas douter.

    C’est avec cette pensée que je franchis pour la première fois de ma vie, le seuil de cette belle demeure. Elle a le charme particulier des maisons en pierre. Plutôt portée par le style moderne pour l’intérieur, les bâtisses en pierre m’ont pourtant toujours fait rêver. Les hautes fenêtres à petits carreaux de l’habitation, qu’encadre une balustrade aux motifs ouvragés patinés par le temps, et son jardin fleuri m’enchantent. J’habite moi-même un coquet pavillon dans un quartier assez cossu de Niort, mais rien de comparable à cette maison du milieu du 19e siècle qui semble posséder une âme propre.

     — Je vais vous montrer vos chambres, propose d’emblée Bénédicte. Ainsi que l’une des salles de bains pour vous rafraîchir un peu avant de passer à table. Justin et Pauline semblent fatigués par le voyage. Ils voudront probablement se coucher tôt.

 

 

     Ma fille baille comme pour confirmer les dires de la jeune femme, mais je peux lire dans ses yeux tout le plaisir d’être conviée ici. Elle devine le luxe discret de la maison et éprouve, à l’évidence, une certaine fierté d’être l’invitée d’un tel cadre. Je soupçonne Pauline d’apprécier plus que moi le faste que procure la richesse. Et même si ce n’est pas mon style, je reconnais le goût assuré de Madame Develay pour l’ameublement des Glycines.

     J’emprunte, à la suite de notre hôtesse, le large escalier en bois, recouvert en son centre d’un tapis rouge sombre moucheté. Bénédicte me propose une chambre à côté de celle de Justin et Pauline, mais je décline gentiment. Le sommeil de Justin risque d’être perturbé dans ce lieu inconnu de lui. Il est préférable que je demeure à ses côtés pour la nuit. Une seule chambre nous suffira donc. Compréhensive, Bénédicte hoche la tête.

     — Pourrais-je appeler ma mère ? Elle nous attend d’un instant à l’autre et risque de s’inquiéter de ne pas nous voir arriver.

     — Bien sûr. Le téléphone est dans l’entrée. Je vous laisse vous installer. Mon père et moi nous tiendrons dans la salle à manger si vous avez besoin de quelque chose. Et c’est là que vous pourrez nous rejoindre pour le dîner. A tout à l’heure.

     Avant de nous quitter, elle nous indique où est la salle de bains pour que nous puissions nous rafraîchir avant de les retrouver pour le repas.

(...)

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Et serrer dans mes bras le bonheur -8

Le 24 mai 2018, 15:22 dans Livres 3

 

Bonjour à tous,

Suite de l'extrait :

 

     Je retire vivement ma main, comme piquée au vif. Mes joues s’enflamment devant son regard scrutateur. Mon comportement le rend de plus en plus interrogatif. Je bénis l’obscurité qui dissimule un tant soit peu mon trouble grandissant et parviens à articuler d’une voix tremblante :

     — Marie Louvier.

     Je me sens de plus en plus minable. Comment cet homme peut-il exercer un quelconque trouble en moi ? Je ne suis plus une gamine face à sa première toquade. Et comment puis-je me sentir vexée qu’il ne m’ait pas reconnue ? A l’époque où il fréquentait Claire, le jeune homme de dix-huit ans qu’il était, n’accordait que peu d’attention à la fillette qui le dévorait des yeux. D’ailleurs, il n’est venu que deux ou trois fois à la maison. Et encore, sans jamais franchir le seuil, sachant pertinemment que mes parents voyaient d’un très mauvais œil la relation qu’il avait avec Claire.

 

     Claire. Sa beauté faisait tourner toutes les têtes masculines du village. Jolie blonde aux yeux bleus. Un corps de déesse. Tous les garçons de Ploumac en étaient fous amoureux. Pas étonnant qu’elle ait réussi à séduire aussi le fils Develay.

     J’étais fière d’elle. Elle était mon modèle. Plus même, mon idole. Comme le font souvent les petites sœurs, je la copiais en tout. Je n’avais de cesse de vouloir lui ressembler.

     Pourtant, avec mon corps tout maigrichon et mes oreilles que je trouvais trop grandes, je ne me sentais pas spécialement jolie, mais je n’éprouvais aucune jalousie vis-à-vis de la beauté de ma sœur que j’adorais.

    Nous avions toujours été très complices elle et moi. Devenues adultes, nous aurions été les deux meilleures amies du monde, j’en suis sûre. Mais la vie en a décidé autrement. Enfin, Claire a choisi. Et tout ça, à cause de ce François Develay.

 

 

     Il attend un mot de remerciement qui ne vient pas, me dévisageant de ses yeux gris, tentant de déchiffrer une quelconque explication à mon hostilité évidente. Il m’offre son hospitalité, de façon involontaire certes, mais il me l’offre tout de même avec cordialité et il ne comprend pas mes manières froides et distantes à son égard. Je suppose, sans doute à juste titre, qu’il a l’habitude que toutes les femmes se pâment devant lui et le trouvent irrésistible.

     François Develay capitule sans se départir de sa politesse.

     — Je vais vous aider à porter vos sacs.

     Il se penche déjà vers celui de Pauline, mais je le devance en m’écriant aussitôt d’un ton un peu trop brusque.

     — Inutile ! Je vais me débrouiller.

     Nos yeux se rencontrent un bref instant. J’abaisse très vite les miens, incapable de supporter son regard aussi surpris que contrarié et poursuis d’une voix que j’essaie de rendre plus aimable.

     — Cela ira, merci.

     Il hoche la tête et répond, un tantinet sèchement. 

     — Très bien, dans ce cas, rentrons dans la maison nous mettre à l’abri. La pluie recommence à tomber.

(...)

 

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Et serrer dans ses bras le bonheur - 7

Le 23 mai 2018, 13:35 dans Livres 2

 


Bonjour à tous,

Suite de l'extrait :


(...)

Choky fait aussitôt la fête à Bénédicte, l’accueillant avec force aboiements joyeux avant de s’intéresser aux enfants et à moi-même. Justin se rapproche de moi, effrayé par les débordements du chien.

     — Aux pieds Choky ! Ordonne aussitôt l’homme d’un ton autoritaire.

     Je passe une main rassurante sur les épaules de mon fils tandis que le chien renifle une dernière fois nos jambes avant de rejoindre son maître.

 

 

 

     — Salut Papa, je t’emmène des visiteurs. J’espère que cela ne te dérange pas. Leur voiture est tombée en panne au niveau de La pierre couchée.

     L’homme enlace affectueusement sa fille et dépose un baiser sur son front.

     — Bonsoir ma chérie. On ne te changera jamais : toujours l’âme d’une boy-scout ! Comment vas-tu ? Tu as fait bon voyage ?

     — Très bon, oui. Il n’y a eu aucun embouteillage sur la route, par contre il a plu une bonne partie du trajet. Ce qui est particulièrement usant, j’ai toujours eu horreur de ça !

 

 

     En entendant ces derniers propos, je me félicite intérieurement de ne pas avoir demandé à la jeune femme de nous déposer chez ma mère.

     — Papa, je te présente Pauline, son frère, Justin et leur maman, Marie.

     Je tente de me concentrer sur les sacs des enfants, ajustant celui de Justin sur son dos, afin de recouvrir un tant soit peu mes esprits.

      A la vue de François Develay, j’ai ressenti un coup au cœur, me sentant rougir comme une gamine. Il est aussi séduisant que dans mes souvenirs. Ses cheveux bruns ont seulement grisonné ici et là, mais cela lui va bien et des rides sont naturellement venues s’incruster autour de ses yeux gris. Je m’efforce d’éviter de songer à l’attrait qu’il a jadis exercé sur l’enfant que j’étais. Je ne suis plus une gamine de onze ans, entichée du petit ami de sa sœur aînée. Surtout, je n’oublie pas ce qu’il a fait à Claire. Et pourquoi je me dois de le détester.     

     Il s’approche de moi et me tend une main cordiale.

     — Bonsoir. François Develay, le père de Bénédicte.

 

 

     Sa voix est chaleureuse et je reste là, les bras ballants, incapable du moindre geste, la gorge nouée par l’émotion. La situation devient gênante pour tout le monde, j’en suis consciente, mais mon bras refuse de se soulever vers la main tendue et aucun mot aimable ne parvient à franchir mes lèvres.

     François Develay reste perplexe, dérouté par mon attitude qu’il ne comprend pas. Comment le pourrait-il d’ailleurs ? Il ne m’a pas reconnue. Aussi doit-il se demander pourquoi une inconnue, qui va passer la nuit chez lui avec ses enfants, ne se montre pas plus affable et reconnaissante envers leur hôte.

 

     Après ce qui me semble un effort surhumain, je lève le bras vers lui et glisse ma main dans la sienne. Moi qui ai toujours cru qu’en le revoyant, je lui déballerais tout ce que j’ai sur le cœur depuis près de trente ans, je me sens paralysée. Pire même, au contact de sa main chaude, je suis parcourue d’un horrible frisson. Mon corps - ce traître - réagit  à cette simple poignée de main de façon inconvenante. Je sens la colère m’envahir. Comment puis-je réagir de la sorte après le mal qu’il a fait à ma sœur et à toute ma famille par la même occasion ?

(...)

 

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