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En mode réécriture.

Le 19 juillet 2017, 17:55 dans Livres 4

 

 

 

 

 

 

Bonjour à tou(te)s

Désolée pour ma longue absence,

 

Je suis intensivement dans les corrections d'un de mes textes écrit en 2009 et que je compte présenter au prochain concours Femme Actuelle/Les nouveaux auteurs. Enfin, je dis corrections, mais j'ai pas mal remanié le texte tout en gardant la trame principale. Je viens de mettre la touche finale ce matin.

Je vais tout relire pour vérifier qu'il n'y ait pas d'incohérence, ce qui peut se produire quand on insère de nouvelles scènes.

Puis faire les corrections d'orthographe/grammaire.

Je risque donc d'être absente encore un peu mais les vacances me laissent plus de temps pour cela que les périodes scolaires.

En espérant que vous vous portez tou(te)s bien,

A très bientôt

 

 

Mes lectures de Juin

Le 19 juillet 2017, 17:39 dans Livres 2

 

Echange fatal

 

Siobhan Macdonald

 

(France loisir)

 

 

Un échange de maison entre deux familles tourne au drame.

 

L’une des deux femmes est retrouvée morte. Laquelle était visée ?

 

Un bon suspens. L’auteure a l’art de semer habilement des infos qui nous trompent. Plusieurs pistes s’ouvrent à nous.

 

Qui est l’auteur du crime est une question que l’on se pose presque jusqu’à la fin.

 

Et si ? Et si ?....

 

Malgré tout, ce n’est pas un livre « noir » dans sa construction. Pas un turn over non plus (ces livres dont on tourne les pages sans pouvoir le lâcher). On suit la vie de ces deux familles, somme toute assez banales… enfin, presque.

 

                              

 

 

***

 

Le cercle des femmes

 

Sophie Brocas

 

(J’ai lu)

 

 

A la mort de son arrière-grand-mère, Lia découvre un secret jalousement gardé par son aïeule qui explique pourquoi les générations de femmes suivantes ne parviennent pas à trouver le bonheur en amour.

 

La jeune fille parviendra-t-elle à briser le cercle maudit ?

 

 

 

J’ai apprécié ce livre, tant par l’écriture que par le thème de la transmission, génération après génération, des difficultés à vivre de belles histoires d’amour.

 

 

 

Extrait de "L'envol du papillon"

Le 19 juillet 2017, 17:33 dans Livres 1

 

Je vous livre un petit extrait de "L'envol du papillon" histoire de vous donner (peut-être) l'envie de le lire en entier sur le site de "Nouvelles plumes" http://www.nouvellesplumes.com/

Mais dépêchez-vous, il ne reste théoriquement plus que quelques jours pour le faire.

 

 

(...)

 

Château de Noyal – Printemps 1847

 

 

 

     - Alexandre !

 

     L’homme se retourna tout en flattant distraitement l’encolure d’Ouragan, son magnifique pur-sang anglais couleur bai qu’il s’apprêtait à monter. Le cheval, d’un tempérament plutôt ombrageux, témoigna aussitôt de son impatience. Les préparatifs, dont il venait de faire l’objet, le laissaient deviner la longue chevauchée qui l’attendait et il parvenait à grande peine à contenir sa fougue.

 

     - Bonjour Mathilde. Déjà réveillée ?

 

     Sous le ton légèrement sarcastique qu’Alexandre n’avait pu s’empêcher d’employer, la jeune fille retint difficilement un bâillement révélateur. Elle détestait se lever si tôt, mais sachant que le jeune homme adorait courir à cheval à peine l’aube levée, elle avait expressément ordonné à sa femme de chambre de la réveiller de bonne heure ce matin-là.

 

     Mathilde se demanda comment Alexandre pouvait se montrer aussi reposé alors que la soirée s’était achevée fort tard dans la nuit, même s’il s’était éclipsé avant tout le monde. Elle se sentait elle-même épuisée et aurait volontiers dormi jusqu’au milieu de la matinée. Elle n’était pas prête pourtant à lui faire un tel aveu et se contenta de lui demander s’il voyait un inconvénient à ce qu’elle l’accompagne dans sa promenade du matin.

 

     Trop courtois pour refuser, Alexandre hocha la tête en cachant son agacement, mais tandis que le palefrenier préparait un cheval pour la jeune comtesse de Bressac, il se maudit de ne pas être parti plus tôt. Ordinairement, il battait seul la campagne environnante alors que tout semblait endormi alentour. Et même s’il appréciait généralement la compagnie de Mathilde, sa présence, à un moment où il aspirait à être en tête-à-tête avec lui-même, l’indisposait.

 

      Le bal organisé par le comte et la comtesse de Noyal la veille au soir, même s’il avait été organisé à l’occasion des fiançailles de leur fils Philippe, avait semble-t-il eu un autre but : celui de voir Alexandre demander officiellement la main de Mathilde. Si le jeune homme s’était prêté à ce genre de mondanités au vu des circonstances, il s’était refusé en revanche à se plier aux projets évidents de leurs parents respectifs. Etait-ce le mariage lui-même ou l’idée de se lier à jamais avec Mathilde qui le rebutait ? Il l’ignorait. Il ne se sentait en tout cas pas prêt à franchir le pas, même s’il avait été à deux doigts de le faire la vieille au soir, mû probablement par une sorte de pitié envers la jeune fille.

 

     Alexandre songea qu’entreprendre un voyage de quelques mois à travers le monde, comme il l’envisageait depuis un moment déjà, l’aiderait à prendre enfin le recul nécessaire avant de fixer une décision qui engageait tout son avenir et qu’il repoussait sans cesse. Ici, sous la pression constante de son père et de celle, plus discrète de Mathilde et de ses parents, il ne se sentait pas maître de laisser s’exprimer ses sentiments profonds.

 

     Les deux cavaliers partirent au trot sans échanger un seul mot. Mathilde coulait régulièrement des regards vers son compagnon, mais elle devinait que le silence était son meilleur allié et s’abstint d’interrompre les sombres pensées d’Alexandre. Déjà elle lui imposait sa présence inopportune, elle le sentait à présent avec acuité et elle commençait à regretter de s’être levée plus tôt pour l’accompagner, alors qu’à l’évidence, il aurait préféré chevaucher seul, comme à son ordinaire.

 

     La jeune fille se sentait désemparée. Quoi qu’elle entreprenne, elle ne parvenait jamais à s’attirer l’attention bienveillante d’Alexandre. Toutes coquetteries le laissaient indifférent même si elle avait cru le contraire la veille. Tout stratagème pour le rendre jaloux était voué à l’échec, comme elle avait eu l’occasion de le constater à maintes reprises. Blessée dans son orgueil, elle s’était réfugiée dans une sourde colère contre lui, mais en définitive, n’avait réussi qu’à être plus malheureuse elle-même.

 

     Mathilde se demanda quelle serait sa vie une fois devenue la comtesse de Noyal, mais ne s’attarda guère sur la question. Elle ne doutait pas qu’Alexandre serait un époux attentionné pour peu qu’elle n’exigeât pas trop de lui. Ce matin, elle était bien décidée de paraître sous son meilleur jour. Il lui tardait tant qu’Alexandre demande enfin sa main.

 

     Ils galopèrent plusieurs lieues sans guère échanger de paroles et arrivèrent en haut des falaises battues par les vagues furieuses. Alexandre mit pied-à-terre. Galamment, il aida Mathilde à descendre de cheval et elle se laissa glisser avec une évidente félicitée contre lui. Elle demeura volontairement un court instant dans ses bras, si proche de lui qu’elle sentait l’odeur de sa peau se mêler aux embruns de l’océan. Elle leva sur lui des yeux éperdus d’amour et les lèvres frémissantes, fut persuadée de recevoir le premier baiser d’Alexandre. Mais contre toute attente, il s’éloigna d’elle.

 

     Mortifiée, la jeune fille sentit un grand froid l’envahir. Alexandre avait été sur le point de l’embrasser, elle en était certaine et elle ne comprenait pas ce qui l’avait retenu. Souffrant de ce rejet dont elle aurait voulu percer la cause, elle regarda avec une profonde tristesse la haute silhouette de l’homme qui se dégageait dans le bleu de la mer. Elle allait parler, rompre le silence pesant, lorsqu’Alexandre la devança, sans même se retourner.

 

(...)

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